Marcel Favre
Ecomusee
imprimerie des arts
Charles Pezzotti
bandeau

Accueil > L’ IMPRIMERIE A GENEVE > Les débuts de l’illustration dans l’imprimerie à Genève

Sur-titre

Les débuts de l’illustration dans l’imprimerie à Genève

sous-titre

mercredi 17 mai 2017, par Véronique Germanier

Les débuts de l’illustration dans l’imprimerie à Genève

Du manuscrit enluminé au livre imprimé
A Genève l’illustration des manuscrits et des livres imprimés se déroule dans une harmonieuse continuité et même dans une coexistence fructueuse en échanges entre 1480 et 1520.


Les premiers livres imprimés illustrés

Les références visuelles des incunables (livres imprimés avant 1500) sont celles des manuscrits. Ainsi le début de texte (« incipit ») est marqué par une lettrine en couleur enluminée à la main (ill.), de format plus grand que les caractères du corps de texte, et des marques à l’encre rouge (« rubriques ») annoncent un nouveau paragraphe. Dans le livre imprimé comme dans le livre manuscrit, les volumes se composent de cahiers, formés de feuilles pliées (le nombre de pliages déterminant le format, in-folio, in-quarto, in-octavo), reliées ensemble.
La reprise simplifiée de compositions enluminée dans les livres illustrés se retrouve particulièrement les livres liturgiques comme le Bréviaire de Lausanne, imprimé par Louis Cruse en 1509

Adam Steinschaber, premier imprimeur genevois

Adam Steinschaber, originaire de Schweinfurt (Franconie) est le premier imprimeur attesté à Genève dès 1478. Son activité y dura deux ans, et douze livres sortirent de ses presses, dont deux en collaboration avec Henri Wirczburg. Les références visuelles des incunables sont celles des manuscrits. Le livre des saints anges est sans doute le premier ouvrage imprimé à Genève par Steinschaber le 24 mars 1478. Le texte est en français et les caractères sont en gothique. Si le nom de Steinschaber n’y figure pas, ni aucune marque typographique personnelle, on identifie certaines de ses particularités typographiques : le S majuscule à l’envers et un y avec la boucle arrondi côté droit. Dans la première année de son activité, l’atelier genevois de Steinschaber devait compter une douzaine de personnes dont des compositeurs, deux pressiers, un graveur de poinçons, un fondeur de caractères, un ouvrier pour fabriquer l’encre, s’occuper de l’humidification du papier et le contrôle après tirage, plus des correcteurs et des enlumineurs.
Son dernier livre imprimé à Genève, le 25 octobre 1478, est une Légende dorée, en latin dédiée à l’évêque de Genève Jean-Louis de Savoie, frère d’Amédée IX.

Adam Steinschaber, originaire de Schweinfurt (Franconie) est le premier imprimeur attesté à Genève dès 1478. Son activité y dura deux ans, et douze livres sortirent de ses presses, dont deux en collaboration avec Henri Wirczburg. Les références visuelles des incunables sont celles des manuscrits. Ainsi le début de texte (« incipit ») est marqué par une lettrine en couleur enluminée à la main (ill.), de format plus grand que les caractères du corps de texte, et des marques à l’encre rouge (« rubriques ») annoncent un nouveau paragraphe. En témoigne Le livre des saints anges, sans doute le premier ouvrage imprimé à Genève par Steinschaber le 24 mars 1478. Le texte est en français et les caractères sont en gothique. Si le nom de Steinschaber n’y figure pas, ni aucune marque typographique personnelle, on identifie certaines de ses particularités typographiques : le S majuscule à l’envers et un y avec la boucle arrondi côté droit. Son dernier livre imprimé à Genève, le 25 octobre 1478, est une Légende dorée, en latin dédiée à l’évêque de Genève Jean-Louis de Savoie, frère d’Amédée IX.

L’Histoire de la belle Mélusine, le premier livre illustré imprimé à Genève
Les débuts de l’illustration imprimée se situent dans trois villes : Bâle, Genève, et Lyon. En août 1478 sort de la presse d’Adam Steinschaber le premier livre illustré imprimé à Genève : l’Histoire de la belle Mélusine. Cette édition est aussi la première (« édition princeps ») de ce texte de Jean d’Arras, récit en prose d’une légende qui connut un vif succès dès le début du XVe siècle, dans une version versifiée française et dans des traductions en allemand, flamand et espagnol. L’édition genevoise, qui compte 384 pages, est imprimée en caractères italo-gothiques, similaires à ceux utilisés à Venise. Elle est abondamment illustrée. Elle comporte en effet soixante-trois gravures sur bois, format pleine page, dont treize sont coloriées à la main.